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Ah c’que la ville et les voix des murailles, qui se résignent,
Cèdent aux vents comme ceux de la taïga.
Monde hostile qui assaille sa candeur;
Susceptible, mais rien qui vaille sa couleur.
Futiles ruines, des milles de sueur indigne d’elles.
Une mousseline, défiant les voleurs, cherche les déserteurs.
La douce et vaine borne ensablée lentement se décime;
Celle qui mémorise les chaumières surprises, ensevelies et hantées.
Ah c’que la ville…
Fantômes dociles, glaciale ferveur surnaturelle.
Citadelle des pires représailles où souffle la brise maligne.
Que sont devenues les traces du passé d’une cité annihilée
Lueurs de trésors où se cachent de simples souvenirs;
Nous laissant ivres morts d’air indigne.
Ah c’que la ville…
Une parcelle de l’histoire s’est envolée.
Une ville enterrée dort sous les chemins de la voie ferrée.
Où décline la moiteur des humides forteresses,
Et domine l’odeur d’un ivrogne qui pleure son ivresse.
Décline la moiteur des humides forteresses,
Où domine l’odeur d’un ivrogne qui pleure son ivresse.
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